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  • 16 March 2018
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Le Ministre des Affaires Etrangères du Kosovo, Behgjet Pacolli, assiste à la réunion conjointe des ministres des Affaires Etrangères des Balkans Occidentaux avec les hauts responsables de la Commission Européenne et de la Grande-Bretagne à Sarajevo

Sarajevo, le 16 mars 2018 – Aujourd'hui, une réunion conjointe des ministres des Affaires Etrangères des Balkans Occidentaux avec les hauts responsables de la Commission Européenne et de la Grande-Bretagne dans le cadre du processus de Berlin et de l'initiative de Trieste lancée à Sarajevo, deux instruments stimulants pour rapprocher ces pays de l'Union Européenne.

 

 La libéralisation des visas pour le Kosovo. La Zone Economique transfrontalière libre entre le Nord du Kosovo et la Serbie du Sud, levant le blocus serbe de la ligne d'interconnexion avec l'Albanie, étaient quelques-unes des demandes du ministre Pacolli. " L’état du Kosovo est un travail accompli ", a-t-il déclaré au ministre serbe des Affaires Etrangères, Ivica Dacic. 

La réunion a été ouverte par l'hôte, Igor Crnadak, ministre des Affaires Etrangères de la Bosnie-Herzégovine, qui a ensuite donné la parole à la ministre bulgare des Affaires Etrangères, Ekaterina Zaharieva, au nom de la Bulgarie, pays qui préside l'Union Européenne. 

Le directeur de l'Elargissement, Christian Danielson, a illustré, au nom du commissaire Hahn, les attentes de l'Union européenne vis-à-vis des pays des Balkans en matière de réforme et de coopération régionale. 

" Les Balkans sont devenus la priorité numéro un des Commissaires Mogherini et Hahn et de toute l'Union Européenne, et vous devez saisir l'élan d'or ", a déclaré la directrice pour les Balkans et la Turquie dans la Commission, Angelica Eichhorst, aux ministres des Balkans. 

Le ministre des Affaires étrangères de l'Albanie, Ditmir Bushati, a fait appel pour plus de réalisme de la part de l'Union Européenne, demandant plus de clarté sur les délais, les instruments, les outils disponibles pour l'élargissement des pays des Balkans. 

Au début de son discours, Behgjet Pacolli, ministre des Affaires étrangères et le numéro deux du Gouvernement du Kosovo, a regretté les efforts de la Bosnie pour exclure le Kosovo de cette activité. 

Répondant au ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dacic, qui a mis en doute la participation du Kosovo à Sofia, lors de la prochaine réunion organisée par la Bulgarie, Pacolli a déclaré: " l'état du Kosovo est quelque chose de accompli. Nous serons ensemble à Sofia, comme tous les autres pays des Balkans et l'Union Européenne. " 

Par la suite, le ministre Pacolli a parlé des implications de la Stratégie d'Elargissement de l'Union Européenne dans l'activité du gouvernement du Kosovo, dans le pays et dans les relations avec la région et l'UE. 

Le ministre Pacolli a souligné le fait que la Stratégie a confirmé l'adhésion sure du Kosovo dans un proche avenir en tant qu'état indépendant et souverain, ce que la Serbie a déjà compris. 

" Nous restons fermement engagés au processus d'intégration européenne, à la mise en œuvre de l'Accord d'Association de Stabilisation, ainsi qu'au Dialogue Facilité de l'UE sur la normalisation des relations avec la Serbie, ce qui devrait aboutir à un accord juridiquement contraignant des deux côtés ", a déclaré le ministre Pacolli. 

" Nous renforçons la coopération avec tous les voisins, même avec la Grèce, qui soutient notre intégration européenne", a-t-il poursuivi. 

Se référant au Processus de Berlin, une initiative de l'Union Européenne visant à promouvoir la coopération économique, infrastructurelle, etc., entre les pays des Balkans, le chef de la diplomatie kosovare a proposé la création d'une Zone Economique transfrontalière Libre entre le Nord du Kosovo et le Sud de la Serbie, comme une action asymétrique, qui rapporterait le développement économique, normaliserait les relations interethniques et relierait l'importance des frontières. 

Se référant à la zone économique commune de la région, M. Pacolli a déclaré qu'il comprenait l'approche de l'Union Européenne qui considérait cette Zone comme un couloir pour l'intégration. 

Mais il a poursuivi: " comment résoudre les inégalités dans le traitement réciproque? Comment forcer la Bosnie et la Serbie à supprimer les obstacles à la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux dans tout cet espace? Comment forcer la Serbie à débloquer l'exploitation de la ligne d'interconnexion entre l'Albanie et le Kosovo, l'action qu'elle mène pour maintenir le monopole de la distribution d'énergie dans la région? Comment surmonter les inégalités créées par la position géographique, en compensant ces pays qui n'ont pas de frontières avec l'UE? Nous avons aussi besoin d'un organe d'arbitrage pour les différends entre nous, pas seulement sur une base bilatérale ou régionale ", a-t-il précisé la position du Kosovo. 

Se référant à la libre circulation des citoyens dans la région et vers l'UE, M. Pacolli a appelé à la libéralisation des visas avec l'UE, " parce que le Kosovo ne peut pas devenir le trou noir de l'Europe". 

A la fin, M. Pacolli s'est adressé à son homologue bosniaque en plaisantant: "Je dois clore vite le discours, parce que mon séjour en Bosnie n'est que de deux jours selon le visa que vous m'avez donné ". 

Le ministre des Affaires Etrangères, Pacolli, a fait appel à faciliter les contacts entre les citoyens bosniaques du Kosovo ou les kosovars en général et ceux de la Bosnie, conformément à l'esprit de la coopération régionale

 
 

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